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Dal 77 - Droit au Logement

défense des locataires et des familles

COMMUNIQUE PARIS le 1er Mai 2017 Barrons la route à toute l'extrême droite et à LEPEN DANS LA RUE COMME DANS LES URNES ! Puis nous lutterons contre les réformes libérales de MACRON et pour le droit au logement pour tou-te-s Tous ensemble pour un 1er mai antifasciste, un logement c'est un droit ! RV 14h Angle rue du Temple Place de la République

 

Comme toujours depuis sa création et pour unique consigne électorale, le DAL appelle à lutter contre l’extrême droite et à empêcher son ascension. 2017 ne sera pas une exception, car le programme LEPEN est xénophobe, a des relents fascistes mais aussi néolibéraux (voire analyse ci dessous).

C’est pourquoi Droit Au Logement appel à barrer la route à M. LEPEN et au FN, dans la rue comme dans les urnes.

Comme il le fait aussi depuis 27 ans, Droit Au Logement luttera sans relâche contre les réformes libérales et régressives de MACRON, afin de faire progresser les droits des sans logis, des mal logés et des locataires.


Le vrai programme logement de M. LE PEN

Comme dans les autres domaines, M. LEPEN a gommé fin 2016 les propositions logement les plus brutales du FN. Deux propositions emblématiques et xénophobes ont été maintenues, et quatre autres sont apparues, de type néo libérales. En creux, la violence du programme initial demeure :

1 - Le projet initial du FN jusqu’en décembre 2012 :

- La priorité nationale dans l’attribution des HLM, mesure xénophobe phare du FN s’appuyant sur un postulat délibérément faux : les étrangers sont logés plus rapidement et ils sont majoritaires en HLM. Or ils attendent 2 fois plus longtemps pour accéder à un HLM et représentent 12% des locataires HLM.
- Accélérer les expulsions locatives, jugées trop longues, des locataires de « mauvaise foi » (exit)
- Supprimer les aides sociales aux étrangers, et donc les APL (exit)
- Démolir les quartiers HLM construits entre 1955-70, (c’est à dire plus d’un tiers des HLM), au nom « de l’esthétique traditionnelle » et « de l’insertion paysagère » (exit)
- « Rééquilibrer » les politiques de la ville au profit des zones rurales et désertées (maintenue) ce qui sous entend de cesser le financement des programmes ANRU entrainant la dégradation des quartier HLM. Pour mieux stigmatiser les habitants, et justifier ensuite de les expulser ? Mr SARKOZY avait déjà usé de cette grosse ficelle à l’encontre des habitants de bidonvilles pour ne pas les reloger.


La cohérence xénophobe de ces propositions est évidente : supprimer les allocations logement aux étrangers, forcément de « mauvaise foi » lorsqu’ils seront en impayé, les expulser rapidement, laisser se dégrader les quartier HLM type ZUS pour les détruire et mettre les étrangers à la rue.

2 - Un nouveau programme édulcoré et « néolibéral » (les 144 propositions) :

Deux mesures xénophobes ont été conservées dans les 144 propositions de M. LEPEN : la priorité des attributions HLM au français et l’attaque contre la réhabilitation des quartiers HLM.
Les autres mesures sont de type néo libérale :
- Soutien à l’accession à la propriété, notamment par la vente HLM (mesure libérale, qui a généré les copropriétés dégradées). La paupérisation des locataires et la cherté du logement rendent ce projet périlleux. L’accession à la propriété, en tant qu’axe central d’une politique du logement est une constante des régimes populistes. Elle aura pour effet de jeter les classes populaires, que le FN prétend défendre, dans les bras des banques, des spéculateurs et dans le surendettement.
La France des propriétaires, français de préférence, est bien le modèle de M. LEPEN.
- Simplification des normes d’urbanisme et de construction, (revendiquée par les promoteurs),
- Disparition du ministère du logement, au profit d’un « grand ministère des territoires » (revendiquée également par la Fédération de promoteurs – FPI - qui propose de créer un pôle « immobilier » en lieu et place du ministère du logement).
- Baisse des droits de mutations : il s’agit là aussi d’une revendication des milieux de l’immobilier, qui souhaitent augmenter le nombre de transactions (qui ont presque atteint en 2016 le record historique de 2008), favorisant la spéculation et le logement cher. Soutenant bailleurs, spécu-lateurs et à l’encontre du peuple des locataires, M. LEPEN est contre l’encadrement des loyers.


3 - Silences troublants et vraie nature du projet logement FN :

L’absence de propositions sur la production nouvelle de logements sociaux, sur la loi SRU, sur le respect de la loi DALO et du droit à l’hébergement, sur la baisse des loyers, ou sur le contrôle de la spéculation immobilière, contre le logement cher révèle la vrai nature du programme FN.

Ces impasses permettent à M. LEPEN de dire implicitement à ses troupes qu’il y a assez de HLM et d’hébergement si on en exclu les immigrés et les étrangers, mais que c’est mieux en le taisant pendant la campagne électorale pour ne pas effaroucher les déçus de LR et du PS.

Ainsi, le projet logement xénophobe du FN demeure, annonçant violences, misère et honte pour notre pays, teinté de mesures néolibérales contraires à l’intérêt des classes populaires.


4 - Barrer la route à ce Parti xénophobe et fasciste et à sa candidate :

Comme toujours depuis sa création et pour unique consigne électorale, le DAL appel à lutter contre l’extrême droite et à empêcher son ascension. 2017 ne sera pas une exception, car le programme LEPEN est xénophobe, discriminatoire.
C’est pourquoi Droit Au Logement appel à barrer la route à M. LEPEN et au FN, dans la rue comme dans les urnes.
Comme il le fait aussi depuis 27 ans, Droit Au Logement luttera sans relâche contre les mesures libérales et régressives du projet MACRON, afin de faire progresser les droits des sans logis, des mal logés et des locataires.

 

Note :

Le postulat de départ du FN sur la préférence nationale est un mensonge :

Notamment car les logements sociaux sont déjà attribués en priorité au public qui en a le plus besoin, et les étrangers ne font pas du tout partie de ces publics prioritaires. Il n’existe pas de critère de nationalité d’ailleurs, il faut aussi être en situation régulière pour obtenir un logement social : les sans-papiers ou demandeurs d’asile souvent ciblés par Marine Le Pen n’y ont pas droit.
Non seulement ce postulat est faux mais il va à l’envers des études effectuées par des chercheurs comme celle des économistes Facard, Bonnal et Boumhadi qui montrent à partir des données de l’INSEE que la probabilité d’obtenir un logement au cours du premier mois est d’environ 10 % pour les « Européens » et de 1,5 % pour les non-Européens. Au bout d’un an, les Européens ont près de 50 % de chances que leur demande ait abouti, contre 15 % seulement pour les non-Européens. La probabilité d’attendre plus de 5 ans est de 35 % pour les Européens ; de près de 70 % pour les non-Européens.
De plus d’autres cas de discriminations ont eu lieu ces derniers temps sous prétexte de « mixité sociale » , puisque cela a donné lieu à la mise en place de quota dans certains offices HLM.
De manière générale, les derniers chiffres de l’Insee sur les conditions de logement en France sont formels : les étrangers représentent 11,8% des locataires du secteur social. Les Français par naturalisation sont, eux, 8,6% et ceux de naissance sont 79,6%. Les Français sont donc largement majoritaires (88,2%). Et si l’on compare avec les données de 1984, on constate que cette proportion est restée quasiment stable : les étrangers locataires du secteur social étaient 12% contre 88% de Français (de naissance et par acquisition confondus).
Au delà du logement social, une récente enquête basée sur un testing entre quatre
« identités fictives » d’individus à la recherche d’un toit montre des discriminations « très fortes » à l’encontre des personnes d’origine maghrébine : le pourcentage de réponses favorables à leurs demandes de visite de logement s’élève à 12,9 %, contre 18,7 % pour un candidat « franco-français », « soit un tiers de chances en moins ». Les écarts se creusent si le fait d’être fonctionnaire est mis en avant : pour un Nord-Africain indiquant sa qualité d’agent public, le taux de réponses positives se monte à 15,5 %, mais il est presque trois plus élevé s’agissant d’une personne « d’origine française »dans le même cas (42,9 %).
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