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Dal 77 - Droit au Logement

défense des locataires et des familles

ORLÉANS: Invalide, retraitée, militante du droit au logement Joëlle a été expulsée de son logement le 31 octobre Elle s'apprêtait à payer sa dette ...

ORLÉANS: Invalide, retraitée, militante du droit au logement   Joëlle a été expulsée de son logement le 31 octobre Elle s'apprêtait à payer sa dette ...

 Droit au Logement  

Fédération Droit Au logement – 29 Avenue Ledru-Rollin 75012 Paris
tél : 01 40 27 92 98 • fax 01 42 97 40 18  • <http://www.droitaulogement.org/>
 
COMMUNIQUE
Paris le 2 novembre 2017  

 

ORLÉANS: Invalide, retraitée, militante du droit au logement 

Joëlle a été expulsée de son logement le 31 octobre
Elle s'apprêtait à payer sa dette ...


Madame Joëlle M. ancienne Présidente de l’ex-comité DAL d'Orléans, et retraitée de l'INSEE, a été expulsée mardi 31 octobre 2017,  veille de la trêve hivernale, du logement où elle vivait depuis 41 ans, pour une dette d'environ 4000 euros.
Celle-ci s'était constituée suite aux retards de plusieurs mois du versement de sa retraite complémentaire et de sécurité sociale, ce qui est de plus en plus fréquent, et inadmissible, car elle plonge les nouveaux retraités concernés dans l’endettement. 
 
La Fédération DAL qui  a été informée mardi soir de cette expulsion, ignorait les difficultés rencontrées par Joëlle et n’a donc pas été en capacité d’intervenir plus tôt.

Joëlle M.
 est atteinte d'une maladie invalidante et dégénérative, et ne peut plus se déplacer qu’en chaise roulante. Elle a une bonne partie de sa vie et de ses souvenirs dans ce logement qu'elle louait  à un particulier pour un loyer de 643 €

Elle a été reconnue prioritaire DALO. Aucune proposition de relogement adaptée à son handicap ne lui a été proposée 
Elle a refusé d'être prise en main par un bailleur social du secteur, devant lequel elle avait eu à défendre des locataires mal logés. Ce bailleur n’aurait pas de logement adapté au handicap de Joëlle M. et donc accessible aux personnes à mobilité réduite. Ce sont les propos de ce bailleur.

Elle s'apprêtait à régler sa dette à la suite d'un petit héritage, mais avait eu des difficulté à accéder à internet. 
Elle a donc été surprise par l'expulsion manu militari, de surcroît la veille de la trêve hivernale, car n'ayant rien reçu des services préfectoraux, elle comptait avoir le temps de trouver une solution de relogement. L'huissière est intervenue avec le CFP en main, et l’a expulsée immédiatement avec le serrurier et la police. Ce mode opératoire est inédit s’agissant de surcroit d’une locataire handicapée, et nous ne saisissons pas la cause de cette précipitation de dernière minute.

De plus, son propriétaire la laissait vivre sans chauffage ni eau chaude depuis plusieurs mois - chaudière hors service - malgré de vaines et répétées relances .
Un FSL, aurait suffit à régler la la dette, mais aucun travailleur social (nécessaire pour une demande FSL) n'a constitué le dossier afin de stopper la procédure en cours, et l’aider à accomplir les démarches.


Joëlle M. s'inquiète à juste titre du devenir de ses meubles et de ses affaires personnelles, car elle connaît trop bien les pratiques en vigueur en matière d’expulsion : PV et liste des biens bâclée et approximative, meubles malmenés, effets de valeurs et papiers qui disparaissent. Après une mise en garde meuble, les affaires sont jetées ou données à un organisme caritatif  ... 
Elle a trouvé un hébergement provisoire de quelques jours chez un particulier, mais ça ne pourra pas durer. Elle demande sa           réintégration, en attendant de trouver un logement adapté, dans quelques mois. Nous la soutenons dans cette demande.

La fédération Droit Au Logement, qui constate qu'une fois de plus les personnes les plus vulnérables agées et malades sont frappés durement par les expulsions  dénonce cette mise à la rue cruelle, demande sa réintégration en attendant d’être relogée .

La fédération demande aux autorités locales et à la Préfecture de se reprendre et de traiter avec plus de considération Joëlle M., car elle a défendu avec efficacité et énergie les mal logis, les sans logis et les locataires du Loiret pendant 15 ans jusqu'au drame de sa maladie, sans laquelle elle serait toujours aux avant-postes du combat pour le droit au logement.

Le Préfet du Loiret est saisi, et une action de solidarité à Orléans est envisagée.

 

Un toit c’est un droit!

 

 

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