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Dal 77 - Droit au Logement

défense des locataires et des familles

SOIXANTE JOURS : UN LIVRE BOULEVERSANT A LIRE ABSOLUMENT

SOIXANTE JOURS : UN LIVRE BOULEVERSANT A LIRE ABSOLUMENT

« Soixante jours »

De Sarah Marty

Editions Denoël

277 pages

Avril 2018

 

Bouleversant mais tellement actuel !

 

Ce livre émouvant et prenant devrait faire comprendre à tous ceux qui regardent ces migrants côtoyés comme des étrangers, que ces femmes et ces hommes ont pour la plupart connu une existence pleine de dangers.

Ils méritent, non notre simple compassion, mais notre respect.

L’auteure met « en musique » l’histoire vécue par Yoldas, ce kurde qui un jour frappa à sa porte pour lui proposer ses services.

Il lui a remonté un mur avant qu’ensemble ils reconstruisent ensemble le mur, pierre après pierre du périple dramatique de ces quinze kurdes fuyant leur pays.

Provenant de différentes régions de la Turquie, ils se sont retrouvés ensemble à Istanbul pour fuir les persécutions subies par ce peuple opprimé qui est le leur.

Ils ne se connaissaient pas, chacun ayant  son propre passé et  itinéraire mais ayant tous le besoin irrésistible de partir en Europe pour enfin vivre.

Il y a là des femmes, des hommes et des enfants.

Yusuf, l’un d’entre eux voudrait écrire :

« Il sait qu’il peut le faire, c’est en lui. Il veut vivre dans un pays où les mots ne font pas peur, où ils ont droit d’être écris, d’être lus, d’âtre aimés comme d’être détestés. »

Ce trajet long, plein d’embûches et de dangers va durer une soixantaine de journées et de nuits où il leur faudra vaincre le froid, la faim et attendre parfois plusieurs jours afin qu’enfin le passeur ne revienne pour leur proposer un nouveau moyen de transport précaire.

Très vite, ces quinze ne font plus qu’un, ce qui leur donne une force colossale, leur permettant de résister.

Combien arriveront vivants au bout de cette longue traversée de milieux hostiles ?

Ce sont des héros qui méritent notre soutien, et comme l’espère l’auteure qui s’insurge de voir que ces êtres humains épuisés par tant de souffrance puissent rencontrer des personnes détournant leurs regards :

« Ces masses d’anonymes, incommodés, tracassés par leur présence, n’auront de cesse de les blesser cruellement jusqu’au jour où-je veux le croire-une voix de ces ressuscités les bouleversera, et l’amour enfin dessillera leurs yeux. »

Jean-François Chalot

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