Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Dal 77 - Droit au Logement

défense des locataires et des familles

Linky, tout-anglais, même poison !

Ça y est, ils sont venus à Manduel ! Après les commerciaux au téléphone avec leurs appels répétés et agressifs pour ceux qui contestaient leur discours, après des lettres expliquant le caractère bien fondé et obligatoire de la chose, nous avons eu droit aux prestataires de service, qui, en voiture banalisée pour paraître le plus discret possible, ont attaqué le village, lotissements après lotissements, rues après rues, pour installer dans chaque foyer le fameux compteur espion et émetteur d’ondes, le compteur Linky.

 Déjà, vu le nom à consonance anglaise de ce compteur - LINKY vient de l’anglais LINK qui veut dire LIEN, en français, ce qui fait que l’on aurait très bien pu l’appeler le compteur LIÉNARD ou LIÉNI -, déjà donc, vu son nom à consonance anglaise, ce compteur m’est apparu suspect et antipathique, et même hors la loi, puisque en infraction de par son appellation, avec l’article 14 de la loi Toubon qui proscrit les termes étrangers de la sphère publique, pour peu qu’il y ait un équivalent français pour les remplacer.

JPEG - 190.1 ko
Contre Linky, j’ai cadenassé mon compteur !

Les commerciaux chargés de « vendre » ce compteur l’ont voulu couleur vert fluo pour taper à l’œil des écologistes, mais en fait, il est respectueux de notre environnement, comme il est respectueux de notre langue par son nom, c’est-à-dire qu’il ne l’est pas, tout simplement : le compteur Linky consomme lui-même de l’électricité contrairement aux anciens compteurs électromécaniques et a, de plus, une durée de vie 10 fois inférieure.

Plus avant, j’ai appris qu’il y avait 35 millions de compteurs électriques à changer, que près de 12 millions avaient déjà été remplacés et que l’affaire allait bon train, malgré des milliers de protestations de particuliers et plus de 700 maires qui ont voté des arrêtés municipaux pour suspendre son installation dans leur commune respective.

J’ai appris aussi que la société qui dirigeait tout ça, était la SA Énédis, une émanation de l’entreprise publique EDF. Énédis est une société anonyme à actions actuellement détenues à 100% par l’État, mais dont une partie sera vendue aux privés, n’en doutons pas, dès que l’affaire sera rentable, et elle sera rentable, car, comme l’a dit son président, Philippe Monloubou, le but final des compteurs LINKY, c’est d’être des capteurs de données et l’objectif d’Énédis est d’être un marchand de données, les fameuses mégadonnées.

Comme de nombreux Manduellois, j’ai écrit au maire de Manduel pour lui demander d’intervenir officiellement, par un arrêté municipal, par exemple, afin que l’installation des compteurs Linky soit suspendue dans la commune. Il a alors botté en touche sous divers prétextes, celui, notamment, évoquant l’article L. 341-4 du code de l’Énergie qui rendrait obligatoire le déploiement des compteurs Linky. Or, à la lecture de cet article, rien ne permet d’affirmer le caractère obligatoire de ce compteur. J’ai même lu que selon la loi n° 2015-992, du 17 août 2015, relative à la transition énergétique, aucune sanction n’était prévue en cas de refus, ni pour les particuliers, ni pour les communes, ni pour les syndicats d’électricité. De plus, le caractère non-obligatoire de ce compteur a été rappelé dans l’émission « Envoyé Spécial », d’Élise Lucet, une émission diffusée sur France 2, le jeudi 14 juin dernier.

J’ai dit au maire que j’avais été stupéfait de constater que le déploiement des compteurs Linky se soit fait ainsi dans notre commune, c’est-à-dire sans information préalable auprès des usagers, ou plutôt des clients, comme dit la SA Énédis. Stupéfait de constater que la plupart des gens acceptent ce compteur croyant que c’est obligatoire, croyant que ce sont des agents de l’EDF qui le posent, croyant que le-leur est vétuste et qu’il faut le changer, croyant que s’ils ne le prennent pas, ils devront payer plus tard pour l’avoir, croyant que s’ils gardent leur ancien compteur, le relevé leur sera alors facturé, croyant qu’il est gratuit, etc.

Stupéfait d’avoir constaté que les autorités de notre commune aient fermé les yeux sur cette imposture qui s’est déroulée en plein jour et en toute impunité ; stupéfait qu’elles aient laissé les habitants de Manduel seuls, face à la force commerciale et mercantile de la SA Énédis.

Pour information, j’ai rappelé à Monsieur le maire que la mise en place du compteur Linky était loin de faire l’unanimité, car elle soulevait des problèmes liés au respect de la vie privée, au rayonnement électromagnétique, aux assurances, à la sécurité contre les vols de données, à la sécurité sanitaire, aux risques d’incendies, aux contrats, etc.

Et de lui faire remarquer que la SA Énédis pratique une véritable dictature envers les citoyens, soit par la force, soit par la ruse, pour poser à tout prix ces compteurs dits « intelligents ». De rajouter que la SA Énédis fait du commerce avec ses compteurs, un commerce qui n’est ni loyal ni franc envers les usagers de l’ex-EDF, au point que dans de nombreux cas - pour les personnes âgées, notamment -, cette installation forcée a représenté un réel abus de faiblesse, un délit réprimé par l'article 223-15-2 du Code pénal. 

J’ai donc rappelé à Monsieur le maire qu’en vertu des pouvoirs de police qui lui sont conférés au titre des articles L. 2211-1, L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, il était de son devoir d’intervenir au plus vite pour que cesse ce trouble manifeste à l’ordre public, au risque d’être complice de non-assistance à administrés en danger.

Mais non, rien n’y a fait, Monsieur le maire n’est pas intervenu, laissant ses administrés seuls face à l’ogre Énédis. Mais, à y réfléchir, pouvait-il intervenir, alors que Manduel fait partie de Nîmes-Métropole et que c’est Nîmes-Métropole qui décide, tout comme l’UE décide pour Macron ce qu’il doit faire pour la France (privatisation du secteur public, casse des acquis sociaux, anglicisation, etc., voir le plan des GOPÉs1) ?

Cette histoire de l’imposition des compteurs Linky, n’est pas sans rappeler l’imposition de l’anglais partout, et partout dans nos écoles, notamment.

En effet, je me souviens qu’au début des années 90, Lionel Jospin, alors ministre de l’Éducation nationale, avait lancé l’initiation aux langues étrangères en primaire. Un faux prétexte, bien sûr, qui, sous le couvert louable d’ouvrir nos enfants aux langues du monde, les a enfermés dans le seul apprentissage de la langue impérialiste du moment, l’anglais.

Pour Linky, c’est pareil, sous le couvert louable de faire des économies d’énergie, et donc de préserver la planète, la SA Énédis met en place dans chaque foyer français, des capteurs de données qui, au final, participeront à l’espionnage généralisé de la population.

Imposition de l’anglais, pour nous préparer à la gouvernance mondiale des banquiers-bandits, des GAFA et Cie ; imposition de Linky pour installer l’espionnage généralisé, mais que faudra-t-il encore pour que les Français se réveillent et se décident enfin à entrer en Résistance ? 

Régis Ravat, Président de l’Afrav

1- Grandes orientations de politique économique

texte envoyé par PASAGENOUX

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article