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Dal 77 - Droit au Logement

défense des locataires et des familles

Macron s’est délégitimé lui-même ou le grand malentendu du faire semblant

                                              

Le CNAFAL, mouvement d'éducation populaire engagé dans la lutte contre toutes les inégalités depuis longtemps et pour la justice sociale, considère et analyse les 18 mois de présidence écoulée.

 

Macron est devenu Président de la République, en ayant réalisé 24% des suffrages au premier tour.

Au 2ème tour, il est élu avec 43,6% seulement des inscrits, soit à peine un français sur deux ! Il réalise 66% des suffrages exprimés et 4 millions de bulletins blancs et nuls. Macron est devenu Président, non sur le programme sur lequel il prétend avoir été élu, mais comme le fruit véreux du dégagisme ambiant, fruit aussi d’une Constitution de la République modifiée, de telle sorte qu’elle mette à l’abri les gouvernements du moment, de la fronde sociale (merci Jospin).

Dès lors, Macron déroule un programme (ultra) libéral à l’anglo-saxonne qui révulse nos concitoyens au nom d’une élection biaisée. En vérité, Macron est l’élu d’une peur orchestrée, rejouée et mise ne scène depuis 1988, 2002 et 2017. Chaque fois, on constate la nécessité d’une dose suffisante de proportionnelle à promouvoir à l’Assemblée Nationale, toujours renvoyée aux calendes grecques. Au lieu de cela, Macron/Jupiter promeut la concentration des pouvoirs, affaiblit les corps intermédiaires, éradique le tissu associatif. Gouvernance par la peur, lorsqu’on agite, comme un chiffon rouge, la trajectoire des anciens pays de l’Est, pourtant démocratiquement élus, dictature de l’Europe à l’encontre de la Grèce, au nom de la règle des 3%. Quand le peuple vote mal, faut-il interdire les élections, ou passer outre, comme pour le traité constitutionnel européen, pourtant refusé par une majorité de français.

Macron s’est fait l’incarnation de cette aristocratie technocratique, faisant fi des traditions républicaines françaises, issues de 1789. Non, les français et les françaises n’ont pas adhéré à un programme favorisant les plus riches, baissant les APL, désindexant les prestations sociales et les retraites de l’inflation, supprimant les services publics de proximité, notamment dans les zones rurales, s’attaquant au statut de la fonction publique en contractualisant un maximum d’emplois.

C’est la République démocratique, sociale et laïque, qui est attaquée frontalement !

La fracture sociale déjà dénoncée en 1995, est devenue béante aujourd’hui par la prise de pouvoir de cette aristocratie sortie tout droit des grandes écoles de la République et qui la démantèle méthodiquement.

 Non à la l’insécurité sociale.
Non à la dénaturation de la République.
Non à la concentration jupitérienne du pouvoir.
Retour au suffrage populaire.

 

Jean-Marie Bonnemayre,                                  Jean-François Chalot,
Président du CNAFAL.                                      Secrétaire général. 
06 23 82 80 22.                                                 07 89 05 54 64.

 

Le CNAFAL

 

 

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