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Dal 77 - Droit au Logement

défense des locataires et des familles

Les ondes électromagnétiques et la Conso

Les ondes électromagnétiques et la Conso

Le CNAFAL (Conseil National des Associations Familiales Laïques) réunit chaque année les présidents des CDAFAL (Conseils Départementaux.....) afin de débattre de questions d'actualités en relation avec les champs de compétence du mouvement.

La Conférence annuelle a eu lieu ce samedi 26 janvier au Kremlin Bicêtre dans le Val de Marne.

Parmi les interventions en voici une, celle du président du CDAFAL 70, département de la Haute Saône qui devrait vous intéresser, elle se rapporte à la question des ondes électromagnétiques.

Ondes et Conso. 

En 2017 le CNAFAL s’est doté d’une commission ondes électromagnétiques (OEM) et a établi un partenariat avec Priartem. Il soutient l’association dans ses revendications sur la révision des normes de protection, et la reconnaissance de l'intolérance aux ondes comme pathologie reconnue par la Sécurité sociale et prise en compte par le corps médical.

 

La commission OEM se positionne principalement dans le champ de la consommation et s'est donné pour objectif de faire évoluer l'information des consommateurs en matière d'objets communicants non filaires et, dans la mesure du possible, la réglementation les concernant, tâche de longue haleine qui va en l'encontre de puissants intérêts industriels.

L’ objectif visé est à la fois dérisoire au regard des enjeux en matière de pollution électromagnétique et très ambitieux compte tenu des obstacles à surmonter. Il nécessite de trouver des alliés parmi les autres organisations de consommateurs, sachant qu’à l’heure actuelle la plupart d’entre elles sont adeptes des technologies non filaires.

 

La commission s’est donné les 3 axes de travail suivants:

 

  1. Obtenir de l’INC la mesure du DAS des appareils testés dans le cadre des essais de la revue « 60 Millions ». La Direction de l’institut a entendu l’intérêt de la démarche et accepté d’en étudier la faisabilité. Hélas il ressort de cette étude que le coût de telles mesures est hors de budget pour l’INC. Des demandes de financement complémentaires ont eu lieu auprès du Parlement, sont restées jusqu’ici sans réponse. En cette période de disette de crédits publics, il n'y a pas beaucoup d'espoir de les voir aboutir et par conséquent d’obtenir que « 60 Millions » mesure les DAS des appareils.

  2. Réduction de la pollution électromagnétique « inutile » par la pédagogie d'un usage responsable des technologies non filaires. Pour mémoire, tout appareil communicant non filaire émet en permanence des signaux plus ou moins importants en direction des différentes bornes WIFI, bluetooth, … de son rayon d'action, qu'il soit en mode « communication » ou « veille ». Ces communications en veille (ping) ne servent strictement à personne et contribuent inutilement au brouillard électromagnétique, à l'insu des utilisateurs. Pour un grand nombre d'appareils il est très compliqué de couper wifi et bluetooth quand ce n'est pas carrément impossible. Alors que de plus en plus d'objets communicants (souvent à l'insu total des consommateurs) sont mis sur le marché, le CNAFAL demande :

    • que la fonction communicante de l’appareil et son mode (Wifi, bluetooth, autre …) soit clairement indiquée sur l’étiquetage, ce qui n'est souvent pas le cas pour l'électroménager, de manière que le consommateur puisse acheter en connaissance de cause

    • qu' il soit toujours possible et facile de couper la/les communication(s)

    • qu' à terme les fabricants aient obligation de paramétrer leurs appareils pour que la communication soit coupée par défaut, de sorte que l'usager fasse un geste volontaire pour l'établir. Ce dernier point sera certainement beaucoup plus difficile à obtenir que les 2 précédents et nécessitera une forte pression des consommateurs ou des pouvoirs publics. On en est loin.

 

Dans cette intention, le CNAFAL a demandé à l'INC, toujours dans le cadre des tests pour « 60 Millions », d'indiquer quels appareils sont communicants, de quelle manière et ce qu'il en est de la possibilité de couper la communication. L'idée sous-jacente étant que cela sensibilisera les consommateurs, leur permettra de choisir en toute connaissance de cause et incitera in fine les fabricants à aller dans le sens souhaité. La Direction de l’INC a répondu que ses services allaient étudier la question.

 

 

  1. A long terme obtenir des pouvoirs publics qu'aucun appareil communicant non filaire ne puisse être mis sur le marché sans afficher son DAS, comme c'est le cas actuellement pour les téléphones. C’est important pour le choix éclairé des consommateurs, mais suppose de convaincre le Législateur de la nécessité de faire évoluer la loi …

 

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