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Dal 77 - Droit au Logement

défense des locataires et des familles

Affaire Lambert – Notre corps, notre vie, notre mort nous appartiennent !

Affaire Lambert – Notre corps, notre vie, notre mort nous appartiennent !

Affaire Lambert – Notre corps, notre vie, notre mort nous appartiennent !

Le CNAFAL en 2016, avait approuvé la loi Clays-Leonetti, tout en "notant" qu'elle était une loi de compromis politique.

Nous avions regretté qu’elle n’aille pas plus loin, en donnant à chacun le droit souverain de choisir sa manière de mourir et « l’heure de sa mort », lorsqu’aucune thérapeutique ne peut être efficiente et lorsque le sujet n’a plus de conscience.

Comme nous le pressentions, l’incomplétude de cette loi qui n’autorisait ni l’euthanasie, ni le suicide assisté, nous conduit à un imbroglio juridique, qui nous ramène en arrière.

La décision de la Cour d’appel est politique.

En effet, la tutrice légale de Vincent Lambert, c’est sa femme et les médecins qui le suivent et en particulier le Professeur Sanchez. Ensemble, ils ont pris la décision d’arrêter les soins, au terme d’un dialogue permanent avec celle-ci et l’équipe médicale qui le soigne.

Attaquer le Docteur Sanchez et son équipe est odieuse et diffamatoire !

Comment certains candidats aux européennes peuvent-ils, dans une posture purement clientéliste, demander plus de réflexion, alors que cela fait 11 ans que son état végétatif est reconnu et constaté ! Indécent et révélateur, ces cris de catholiques intégristes exultant à la suite de la décision politique de la Cour d’appel. Que le Docteur Sanchez soit assuré de notre soutien, face au lynchage dont il a été l’objet !

Disons la réalité et la vérité : le débat est devenu politique, avec la mobilisation des catholiques intégristes, d’autant plus fanatisés que la « sortie de la religion » en France, selon l’expression de Marcel Gauchet, est largement majoritaire, ainsi que le démontre Jérôme Fourquet (l’Archipel français), religion qui ne comptabilise plus que 4% de catholiques pratiquants ! Ce sont les mêmes qui refusent la loi sur l’avortement et qui dénient aux femmes, la liberté de leurs corps et de leurs décisions.

L’Etat et le gouvernement doivent prendre leurs responsabilités. Le maintien artificiel de la vie pour complaire à des lobbys intégristes, n’est pas acceptable. Le CNAFAL, fidèle à ses positions laïques, estime qu’il faut un complément à la loi, qui permette à chacun de bien maîtriser sa fin de vie, d’être décideur, c’est-à-dire citoyen jusqu’au bout : directives anticipées collectées par un organisme indépendant, personne de confiance.

Jean-Marie Bonnemayre,
Président du CNAFAL,


 

Jean-François Chalot,
Secrétaire Général,


 

Marie-Odile Pellé-Printanier,
Vice-Présidente,


 


 

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