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Dal 77 - Droit au Logement

défense des locataires et des familles

Casser le thermomètre pour ne pas voir la réalité de la pauvreté en face : 400 000 nouveaux pauvres en 2018

L'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (ONPES), créé par la loi d'orientation du 29 juillet 1998, de lutte contre l'exclusion, va disparaître au moment où les indicateurs virent au rouge, malgré les déclarations officielles de la macronie.

Qu’on en juge : pour 2018, hausse de 6% de la pauvreté et au total 9 millions de pauvres pour la France. 37,6% des chômeurs sont en situation de pauvreté, ainsi que 7,1% des salariés. Le nombre des travailleurs pauvres a progressé, du fait des contrats courts ou des emplois à temps réduit. « L’ubérisation du travail » avec la mise en place des « auto‑entrepreneurs » (nombreux dans les ronds-points de gilets jaunes), conduit à un nouvel esclavage.

L’ONPES, qui regroupe des chercheurs et des militants associatifs dans le champ de l’exclusion sociale, avait d’ailleurs chiffré que, pour vivre décemment, rien que pour une personne seule, le seuil de revenu devrait être fixé à 1 500 € mensuel.

Le CNAFAL le constate d’ailleurs dans les commissions dans le secteur du logement, où nous sommes engagés (CCAPPEX et DALO), où l’on voit une majorité de retraités qui, du fait de la modicité de leurs ressources, des carrières hachées, interrompues par le chômage, où l’on voit une majorité de jeunes, avec des petits boulots, de jeunes ménages avec enfants, ne peuvent structurellement s’acquitter de leur loyer. Leur nombre est en augmentation constante et représente un tiers des résidents du logement social. C’est pourquoi, la décision de baisser les APL, prise par le technocrate Denormandie, ne tient pas la route ! (Voir en accès libre sur le site du CNAFAL, le n°126 de sa revue Familles Laïques, sur la pauvreté).

« L’INSEE (note d’analyse d’octobre 2019 – Taux de pauvreté et indicateurs d’inégalités), considère que « le creusement des inégalités est lié principalement à la hausse des revenus financiers ».

Enfin, inquiétant, tout ce qui est instance officielle de réflexion et d’alerte et de mesure de la dégradation de notre société, passe à la trappe sous couvert d’économies budgétaires, (après la MIVILUDES, lutte contre les sectes) après l’ONPES, voilà le tour de la suppression de « l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice », alors que c’est le point aveugle de l’action des pouvoirs publics et que l’on veut renforcer, dit-on, la lutte contre la radicalisation et la délinquance dans les quartiers.

Pourtant c’était autant de « contre-pouvoirs » intelligents et nécessaires, face à une macronie ivre de pouvoir.

Jean-Marie Bonnemayre,
Président du CNAFAL,
06 23 82 80 22.

Jean-François Chalot,
Secrétaire général,
07 89 05 54 64 .


Le CNAFAL

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