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Dal 77 - Droit au Logement

défense des locataires et des familles

Que vont devenir les 21 000 personnes mises à l’abri pendant la pandémie ?

Que vont devenir les 21 000 personnes mises à l’abri pendant la pandémie ?

 

https://www.le115duparticulier.fr/2020/05/08/que-vont-devenir-les-21-000-personnes-mises-a-labri-pendant-la-pandemie/

 

"De cette période terrible, il va rester deux interrogations lourdes : va-t-on remettre à la rue celles et ceux qu’on en a tirés ? Et dans quelle proportion la crise économique va-t-elle augmenter le nombre de sans logement ?"

On peut s'étonner que ce soit dans le journal "Capital" que cette question soit posée... mais pour autant, peut-on la passer à la trappe ? Bien-entendu que non !

En tout cas, pas au 115 Du Particulier, ni dans toutes les associations, les foyers qui ont œuvré à la mise à l'abri des plus démunis et dont on ne parlait quasiment pas dans les médias avant la pandémie, sinon pour se soulager d'une certaine culpabilité pour les remplacer aussitôt par les marronniers des fêtes de fin d'année en période de grand froid, et d'achats compulsif et extravagants des ménages de bonne famille...

Passons le dorage de pilule des premiers paragraphes... et revenons à l'essentiel !

La première question est violente à plus d’un titre. Certes, il sera resté dans les rues de nos villes et de nos villages quelques milliers de personnes, dont la vie aura en plus été rendue encore plus dure : comment mendier quand les passants ne passent plus, ou tellement loin qu’on ne peut leur tendre ni le regard ni la main ? À qui parler, fût-ce un pair, quand les autres sont partis, peut-être parce qu’ils ont d’ailleurs accepté ce qu’on a refusé soi-même ou par fierté ou par inconscience ? Un seul point positif : les services d’assistance aux sans-abris ont pu se consacrer à ces réfractaires pour leur éviter le pire. Néanmoins, la plupart des sans-abris auront été mis à l’abri pour les besoins du confinement. Certes, les chambres d’hôtel sont des réponses provisoires : cette offre-là d’hébergement ne durera pas plus de quelques mois (*sic), jusqu’à ce que le tourisme et les déplacements professionnels reprennent. Elles ne représentent qu’une petite partie de la réponse trouvée. Comment le gouvernement pourra-t-il rejeter ceux qu’il a préservés, de qui il a pris soin (*re-...)? Comment l’opinion comprendrait-elle ? Et d’abord les personnes concernées ? Beaucoup sans doute sont attachés à leur liberté, aussi délétère soit-elle (*re-re-etc...), mais beaucoup ne demandaient que ce qui leur aura été donné pendant le confinement, un toit. La réversibilité de masse est-elle possible? Est-elle humaine ? Est-elle républicaine ?

 
Et puis il y aura cette paupérisation des ménages les plus fragiles avant la crise, sinon la descente, la glissade d’autres, qu’on croyait solides, avec emploi sûr et famille. Il va falloir les identifier et les aider à ne pas basculer. On ne mesure pas à quel point le fossé est près de la route, parfois même de l’autoroute, pourtant bien balisée et éclairée. L’accident se joue à peu de choses (*ah bon...). Les marges de manœuvre vont se réduire, les taux d’effort croître et la panne d’une voiture ou d’un réfrigérateur, des frais médicaux mal remboursés, et c’est la sortie de route, le loyer qu’on ne pourra plus acquitter ou la mensualité du prêt devenue insupportable. L’amortisseur des aides personnelles au logement, que le gouvernement a montré du doigt comme inutilement dispendieux, risque fort de servir de rampe salutaire. On entend que l’épargne de précaution serait à son acmé : de qui parle-t-on ? Pas des mêmes. Ceux qu’on évoque n’ont pas de capacité d’épargne en dehors de l’épargne forcée liée à une opération d’accession à la propriété.

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