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Dal 77 - Droit au Logement

défense des locataires et des familles

Vaux-le-Pénil : leur épicerie sociale aide déjà plus de cent personnes

Vaux-le-Pénil : leur épicerie sociale aide déjà plus de cent personnes

Créée la semaine dernière dans un local du bailleur social Trois Moulins Habitat, cette épicerie sociale propose produits alimentaires et d’hygiène deux fois par semaine à 25 familles.

 

Vaux-le-Pénil, 8 juin. De gauche à droite, Sonia Arokiassamy, bénévole au Dal 77 et représentante de locataires de TMH, avec Jean François Chalot et derrière eux, Timothé et Naji, 22 et 25 ans, qui se sont lancés dans le bénévolat. LP/Sophie Bordier

 

par Sophie Bordier

Comme l'article n'est pas passé sur le Parisien papier, voici l'article entier sur le site

Le 18 juin 2020 à 16h49

A Vaux-le-Pénil, le confinement a vu naître un vrai élan de solidarité et la création il y a deux semaines d'une épicerie sociale. Tout commence dès le 17 mars avec des distributions alimentaires trois fois par semaine par les bénévoles de Droit au Logement (DAL 77), aidés d'autres grands coeurs issus du Secours populaire, du Secours catholique, des Restos du Coeur, etc. Des denrées financées par des bénévoles ou encore par les indemnités d'adjoint au maire de Jean-François Chalot. «C'est normal, il n'y avait plus de boulot durant le confinement! », sourit cet homme, par ailleurs président du DAL 77 et de Familles laïques de Melun.

Puis ce groupe de 25 bénévoles très actifs a l'idée d'une collecte de produits au Carrefour Market de la ville le 22 mai dernier. « En une fois, on a reçu beaucoup de dons, notamment 255 paquets de pâtes ! Du coup, il a fallu les stocker alors que d'habitude, j'achetais les produits au jour le jour pour les bénéficiaires... », raconte Sonia Arokiassamy, représentante des locataires du bailleur social Trois Moulins Habitat (TMH)

Elle pense au local des locataires inutilisé situé 4 allée du Bréau, face au groupe scolaire Romain Rolland. Le bailleur donne son accord. «Des jeunes de la ville ont repeint les lieux, ils ont installé des étagères. Nous ouvrons le mardi et le vendredi après-midi. Nous donnons un créneau horaire aux gens avant qu'ils viennent. Comme le local est au rez-de-chaussée, on leur passe aussi les produits par-dessus le balcon ! », raconte Sonia Arokiassamy.

Au final, cette initiative intéresse plus d'une centaine de personnes, soit 25 familles régulières.

Avis aux âmes généreuses : le groupe de bénévoles est toujours à la recherche de certains produits comme le lait, le Sopalin, le papier-toilettes, mais aussi les produits d'hygiène et d'entretien .

« Ca a changé le regard sur nous »

Parmi les jeunes qui ont aidé à rénover le lieu, il y a Timothé, 22 ans, et Naji, 25 ans. «Avec le confinement, beaucoup de personnes se sont retrouvées dans le besoin. Moins d'argent gagné à cause du chômage partiel, les enfants à nourrir tous les jours à tous les repas car il n'y avait plus de cantine... On savait que Sonia faisait de l'associatif. On s'est dit : pourquoi ne pas donner de notre temps ? », raconte Timothé, bénévole pur la première fois.

Avec son camarade, il a livré les personnes à domicile et assure aujourd'hui l'approvisionnement de l'épicerie sociale. «Dans cette ville, certains adultes ne nous prennent pas au sérieux. Ils ont un mauvais regard sur les jeunes. Franchement , ça a changé le regard des gens sur nous ! », assure Naji.

 

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